samedi 13 mars 2010

Point d'inflexion

Un évènement, pour spectaculaire qu'il soit, ne fait pas l'Histoire. L'évènement n'est que le produit de forces souterraines redoutables, la conséquence logique d'un faisceau de causes qu'il est au premier abord malaisé de discerner. Bien qu'il existe certaines exceptions, dans les populations humaines, ce sont les tendances démographiques qui constituent l'alpha et l'oméga des rapports de puissance et le marqueur des civilisations qui montent. Pensons à des évènements comme la chute de Rome, la Révolution française, l'effondrement de 1940, le 11 septembre 2001. Tous ces marqueurs historiques ne forment que l'épiphénomène de, respectivement, la submersion démographique de Rome par les Barbares, l'ascension de la classe bourgeoise, le désert nataliste de la France par rapport à sa voisine d'Outre-Rhin, la revendication djihadiste du fertile prédateur islamique. Ces évènements, bien que pratiques pour baliser l'Histoire a posteriori, ne font qu'amplifier des retournements de situation dont les racines sont bien plus profondes. La somme quotidienne d'une série de tendances séculaires finit par avoir raison même des systèmes apparemment les plus stables.

L'Histoire, comme la nature, fonctionne donc sur le principe des points d'inflexion: l'accumulation d'énergie doit atteindre un seuil nécessaire pour provoquer une réaction significative. En deçà du seuil, les réactions biochimiques sont faibles, voire inexistantes, mais dès que ce seuil est franchi, la boite de Pandore est ouverte. Au milieu des millions d'informations mises à notre disposition, il est donc important de savoir discerner celles qui détermineront les tendances générales de l'avenir et donneront probablement naissance à ces fameux points d'inflexion.

Une de ces informations capitales, passées fort logiquement sous silence dans la plupart des médias dominants est celle concernant la situation démographique américaine. On nous apprend que, pour la première fois en 2010, le nombre de naissances des nouveaux nés d'origine européenne sera inférieur à celui des naissances de nouveaux nés d'origine extra-européenne. Autrement dit, les Blancs américains viennent de perdre la bataille démographique. Game Over. Sans tirer un coup de canon, sans cotillons ni affiches au néon, les Etats-Unis constituent le premier pays occidental au sein duquel les naissances blanches sont minoritaires. Ce phénomène de substitution de population se double d'une tendance dysgénique extrêmement forte, les femmes peu éduquées issues de l'immigration hispanique ayant plus de descendants que toutes les autres.

Il est fort probable qu'à moyen terme, des élites éclairées issues de l'immigration latino ou bien des leaders populistes à la Chavez prennent la tête d'états entiers. La sécession des états du Sud-Ouest, la très riche (et très endettée) Californie en tête, n'est plus une question de "si", mais une question de "quand". Amère reconquista des Mexicains, forcés au XIXe siècle, de céder leurs anciens territoires aux USA sous la pression démographique des colons Blancs! Certains groupes réclament déjà la formation d'un nouvel Aztlàn, dans l'indifférence quasi-générale.

Selon la formule consacrée, les Américains sont en avance de dix à vingt ans sur la Vieille Europe. Ce n'est donc qu'une question de temps avant que l'Europe, France en tête, ne voie ses naissances allogènes dominer le pool de natalité. Les revendications sécessionnistes, bien qu'embryonnaires et désorganisées, ne feront que s'accroître avec la poussée démographique allochtone. Cerise sur le gâteau: contrairement à l'Amérique du nord, l'immigration dans notre beau pays est essentiellement de confession musulmane, ce qui superposera au problème ethnique un problème religieux et civilisationnel.

Si les tendances démographiques et économiques actuelles se maintiennent, quatre types d'évolution sont possibles suivant l'intensité des forces à l'oeuvre:

-"Rio de Janeiro": l'islam est plus ou moins absorbé dans la mondialisation et/ou le modèle culturel français. Demeure la question ethnique. La France parvient à maintenir un semblant de vernis souverainiste. Elle se transforme cependant en un gigantesque état à la brésilienne, où la criminalité est rampante et les inégalités gigantesques. L'Hyperclasse, ses riches artistes et ses jolies starlettes, sous escorte blindée et armée, dînera dans des restaurants raffinés et branchés de New Paris pendant que le gros de la population, petits Blancs métissés avec les nouveaux arrivants, luttera pour survivre au milieu des favelas du 9.3. La violence sera endémique et seules des descentes de police musclées, assorties des tout-nouveaux programmes de réalité virtuelle pourront rétablir un semblant d'ordre au sein du chaos ambiant.


-"Detroit/Johannesburg": le scénario précédent déborde d'optimisme à côté de celui-ci. La substitution démographique est telle que la France devient un appendice de l'Afrique et de l'Asie. Un leader racialiste à la Mugabe prend le pouvoir et entreprend la confiscation des emplois et des terres des Blancs honnis. Les Blancs représentent moins de 10% de la population, ils fuient massivement le pays sous l'effet d'une criminalité comparable à celle de l'Afrique du Sud et partent se réfugier en Océanie et en Amérique du Sud. Les monuments et infrastructures tombent en ruines et la population décline sous l'effet du cataclysme économique. Le pays doit être tôt ou tard mis sous tutelle internationale.


-"Islamabad": la religion musulmane, bénéficiant de la poussée nataliste de ses adeptes parvient à convertir un nombre important d'élites "de souche". Au bout d'un certain temps, un politicien habile et de sang-mêlé, récemment converti à l'islam, promet de rétablir l'ordre et l'égalité à coup de kärcher. Il est élu triomphalement et instaure l'islam comme religion officielle, tout en tolérant, au début du moins, les autres cultes. Les conversions et persécutions, encouragées tacitement par le pouvoir, se multiplient et poussent à l'exil les chrétiens, juifs et athées. Au lieu d'enrayer la misère et le désordre, elles ne font que les accroître en faisant fuir ou massacrer les éléments les plus dynamiques du pays. La République du Frankistan, absorbée par l'oumma, devient indifférenciable de la rive sud de la Méditerranée, Allah u akbar.


-"Sarajevo": une guerre civile éclate entre les différents groupes ethniques composant le pays, voire à l'interieur des groupes ethniques: Français de souche identitaires contre Français de souche xénophiles, Noirs contre Juifs, Turcs contre Maghrébins, pro-Chinois contre anti-Chinois. Bien que portés par une religion commune, les musulmans se déchirent sur des bases ethniques et de pratique religieuse. Dès qu'un groupe semble avoir le dessus, tous les autres se liguent contre lui, de telle sorte que personne n'arrive à prendre l'avantage. Le drapeau du Dar-al-Islam est planté au sommet de la Tour Eiffel, puis arraché pour être remplacé par celui du Christ-Roi, puis remplacé par celui des altermondialistes. Le pays est dévasté, les récoltes pillées, les routes barrées. La Chine, lassée des désordres causées au commerce international demande à la Confédération du Pacifique l'envoi d'une force d'interposition dirigée par les Etats-Unis et la Ligue Arabe.

La seule manière d'inverser la tendance, car il encore possible d'inverser cette tendance, est de provoquer un sursaut nataliste chez les Européens et/ou de stopper, voire de retourner les flux migratoires en provenance du Tiers-Monde...autant dire que les situations décrites ci-dessus ont toutes les chances de se produire.

samedi 27 février 2010

Liberté Egalité Laïcité

"Une société sans religion est comme un vaisseau sans boussole."

Napoléon Bonaparte.

On nous avait doctement avancé que l'islam prospérait parce qu'il ne rencontrait rien en face de lui. La Nature ayant horreur du vide, la religion mahométane, encouragée par la démographie immigrée, ne faisait que remplir un vide laissé par le reflux de la religion catholique de l'espace public. On nous avait dit qu'à une religion agressive il fallait opposer un contrepoids égal, une autre religion agressive. Refaire les Croisades...ou tout du moins la Reconquista, ne péchons pas par optimisme.

Hé bien c'est chose faite, les yeux se dessillent, les voix s'élèvent partout dans le pays. Sous nos yeux ébahis, des centaines de Français, issus de tous les milieux politiques et sociaux, se sont ouvertement opposés à l'islamisation de notre pays. Les actions ne manquent pas: refus du Quick halal, pétitions contre l'abattage rituel et la construction de mosquées cathédrales, affiches islamovigilantes, débat sur la burqa. Cependant ce n'est pas au nom du Pape ou de l'Eglise que les Français ont fait front. Pas non plus au nom du christianisme du XXIe siècle. Bien au contraire, de nombreuses églises font des yeux de Chimène à la religion musulmane, la considérant comme une alliée dans leur combat contre le libéralisme sociétal, "plutôt le voile que le string"! Ce n'est donc pas le christianisme qui servit de véhicule à ce coup de menton national, mais la laïcité.

Comme je l'avais déjà exposé ici, la loi de 1905 ne visait pas tant à chasser les religions de l'espace public qu'à les remplacer par celle de la République. L'agnosticisme républicain n'est pas une absence de religion, mais une religion sans dieux, sans recours au merveilleux ou au surnaturel. Une idéologie, à l'instar du communisme ou du libéralisme. En 1905, ce n'était donc pas une lutte contre les religions qui a déchiré la France mais une lutte entre religions. Christianisme contre républicanisme ou religion des droits de l'Homme (DDH). A quinze siècles d'écart, l'Europe revivait le même affrontement qui avait permis au christianisme de supplanter le paganisme. La chronologie fait état d'un mode opératoire similaire: rage destructrice au départ d'une poignée de fanatiques, suivie d'une relative accalmie et d'une tolérance promulguées par les élites, pour finir par l'imposition cavalière de la nouvelle religion dans l'espace public au détriment de l'ancienne.

Caricature de la loi de 1905, ou l'opposition de deux religions

La nouvelle religion, dépourvue de bases solides et d'un appui populaire significatif doit cependant faire des concessions et phagocyter l'ancienne religion afin de faciliter son implantation. Lorsque le christianisme a triomphé du paganisme, il n'a pas annihilé ce dernier. Le paganisme a été "digéré", intégré à l'ADN du catholicisme de la même manière que des bactéries sont devenues les mitochondries de nos cellules. Le catholicisme a de cette manière assimilé des pans entiers des religions autochtones: quasi-polythéisme (culte de saints), pélerinages, cultes des sources et des forces telluriques, création d'une divinité féminine(Sainte-Vierge), élaboration d'un panthéon démoniaque furieusement similaire à une assemblée de faunes, etc. Le protestantisme, plus intransigeant, a plus clairement rejeté le paganisme hors de sa sphère d'influence, le laissant subsister en propre. Ceci, et la christianisation tardive des pays d'Europe du Nord explique la plus forte vitalité du paganisme contemporain dans les pays de culture protestante que dans les pays catholiques.

Un phénomène similaire s'est produit lorsque la religion des DDH a supplanté le christianisme. Née dans la zone d'influence du christianisme occidental comme un rejet est généré par une arbre sénescent, la religion des DDH s'inspire en grande partie des valeurs chrétiennes. Elle en a évacué tous les aspects surnaturels entrant en conflit avec les progrès scientifiques de l'époque pour en garder une vague idéologie émancipatrice néotestamentaire. Comme les animaux et les plantes, les religions et les idéologies évoluent sans cesse, afin d'être toujours mieux adaptées au monde contemporain. Lorsqu'elles ne peuvent plus affronter les défis auxquelles elles font face, elles périssent plus ou moins rapidement.

La force de la religion des DDH fut de dompter les religions existantes, en laissant leur pratique totalement libre...dans le cadre privé. En d'autres termes, il fallait, pour employer la terminologie romaine, que les anciennes religio acceptassent de devenir des superstitio. Le christianisme, religion éminemment personnelle et introspective, dotée d'une métaphysique élaborée, possédait intrinsèquement cette capacité à voir Dieu s'effacer au profit de César. En effet, les âmes peuvent tout aussi bien être sauvées dans la discrétion et l'humilité du confessionnal de l'église que dans l'agora. S'il abandonnait son empire sur le destin collectif de la nation, l'ancien culte n'en maintenait pas moins une forte influence sur les âmes des individus. Il était dès lors possible de rester chrétien et Français républicain, les deux identités délimitant chacune sa zone d'influence, d'une manière similaire à l'ancien romain qui vénérait ses dieux lares tout en sacrifiant à l'Empereur.

Cependant, l'islam, à l'instar du judaïsme, est avant tout une loi et une orthopraxie, ne connaissant aucune séparation de l'Eglise et de l'Etat. Un musulman, même s'il croit sincèrement en Allah, est un mauvais musulman s'il ne fait pas le ramadan ou ne prie pas cinq fois par jour en direction de la Mecque. Autant le christianisme peut très bien s'accommoder et survivre dans les catacombes, autant l'islam dépérit lorsqu'il est cantonné à la sphère privée, comme un arbre privé de lumière. C'est pour cela qu'il tente à tout prix de s'immiscer dans les moindres ouvertures qui lui sont offertes, enfonçant ses racines partout où le sol est trop meuble. Que ce soit par le menu d'une cantine, la séparation des sexes dans une piscine ou les lieux de prière dans une université, chaque concession faite à l'islam est considérée comme définitive et appelle à d'autres concessions. Il était donc inévitable que l'islam et la religion des DDH entrent en conflit ouvert, chacune réclamant la suprématie de la sphère publique.

Paradoxalement, la religion des DDH semble mieux adaptée que le christianisme actuel pour tenir tête à l'islamisation de notre pays, tout comme le christianisme fut mieux adapté que le paganisme pour résister à l'islam. En effet, de tous les grands pays occidentaux et malgré le fait qu'elle héberge la plus forte communauté musulmane d'Europe de l'Ouest, c'est la France qui pose le plus d'obstacles à l'islamisation de l'espace public. C'est la France qui a interdit le voile à l'école (au point de recevoir des menaces d'attentats d'Al Qaïda). C'est la France qui débat sur la suppression de la burqa. C'est la France qui s'offusque parce que huit restaurants Quick ne servent que de la viande halal. De telles affaires, qui ne provoquent que peu d'émoi dans les autres pays occidentaux, irritent terriblement les conceptions religieuses des Français, profondément attachés à la laïcité, c'est à dire la religion publique qu'ils ont adoptée à la place du christianisme.

Nous disposons d'une arme idéologique redoutable. A nous de savoir l'employer à bon escient pour défendre notre identité.


lundi 8 février 2010

Dysgénisme (+ mise à jour)


Le dysgénisme (du grec dys signifiant "mauvais" et gênnan "engendrer") constitue sans aucun doute la pire menace pesant sur la civilisation européenne. Par "dysgénisme" on entend le déclin génétique d'un peuple au cours des générations du fait de l'accumulation de mutations négatives. Plus spécifiquement le terme est utilisé pour signifier l'affaiblissement intellectuel et biologique d'une population. Mais pourquoi parler de dysgénisme alors que jamais dans l'histoire de l'humanité notre civilisation ne fut aussi riche sur le plan économique, ni avancée sur le plan scientifique que de nos jours ?

En réalité, le confort et la technologie modernes ne nous renseignent nullement sur l'état futur de notre société, ils ne peuvent que nous donner un aperçu de ce qui été accompli par les dernières générations, une sorte de photographie du passé proche. Pour connaître l'évolution et le futur de notre culture, il nous faut observer comment la sélection naturelle a opéré sur nos populations durant les derniers millénaires et si les forces à l'oeuvre par le passé sont toujours d'actualité au XXIe siècle.

L'équation est implacable: dans la nature, vous ne pouvez pas avoir plus de descendants que de ressources dont vous disposez. Chez les Européens, l'économiste Gregory Clark a observé que dès le Moyen-Age le taux de fertilité des individus était relié à leurs revenus. Dit autrement, les plus riches avaient systématiquement plus de descendants que les plus pauvres. Ce raisonnement est tout à fait logique: plus d'argent permet de nourrir plus de bouches. Les études démographiques ont montré qu'avant le XIXe siècle, alors que les plus pauvres des Anglais avaient seulement 4 enfants par femme, les plus fortunés en avaient près du double!
Compte tenu du fort taux de mortalité infantile de l'époque, les plus pauvres des Britanniques étaient juste sous le taux de renouvellement des générations cependant que les plus riches voyaient leurs descendants occuper à chaque génération une part croissante de la population.

Toujours selon Clark, sous l'effet de cette donne démographique favorable, les descendants de la partie de la population la plus riche et la plus éduquée ont donc descendu l'échelle sociale jusqu'à occuper la quasi-totalité des strates de la société vers la fin du XVIIIe siècle. Les fils de grands propriétaires devinrent des petits propriétaires, les petits propriétaires des laboureurs. Les valeurs des classes marchandes de l'époque (aptitude au raisonnement, travail acharné, gratification à long terme, valorisation de l'éducation, inventivité) ont donc, par cascade démographique infusé le capital génétique de l'Angleterre. Lorsque Napoléon traitait l'Angleterre de "nations de boutiquiers", il était loin de se douter que cette appellation recoupait en effet une réalité très tangible.

A la suite de l'Angleterre, le même phénomène s'est produit dans les autres pays d'Europe à des vitesses différentes et avec des fortunes diverses, ainsi qu'en Extrême-Orient bien plus tard, donnant naissance aux révolutions industrielles nationales. Ainsi, grâce à une sélection naturelle qui a favorisé sur le long terme les descendants des individus les plus travailleurs et les plus intelligents, l'ensemble des sociétés occidentales a pu sortir du fameux piège de Malthus pour construire des sociétés d'une puissance et d'une richesse inégalées par le passé, innovant plus vite qu'elle croissaient en démographie. Le cercle vertueux du développement avait eu raison de siècles de relative stagnation technologique.

Cependant, depuis la fin du XIXe siècle, de nombreux scientifiques ont observé une inversion de la tendance décrite ci dessus: les strates les plus pauvres et les moins éduquées ont des taux de natalité très supérieurs à ceux mesurés dans les strates riches et éduquées. Le professeur Richard Lynn a observé que les criminels par exemple, malgré leurs fréquents et longs séjours en prison ont deux fois plus d'enfants que la population générale! Les causes sont diverses pour expliquer la surnatalité des couches les plus basses de la société: instauration des soins de santé universels, aides sociales aux strates défavorisées, abolition de la peine de mort pour les criminels, utilisation moins stricte de la contraception chez les personnes peu éduquées. Du côté de la faible natalité des classes aisées, on peut penser au coût croissant des hautes études nécessitant d'investir dans la "qualité" plutôt que dans la "quantité" et à une faible religiosité. Quelles que soient les causes, les faits sont là: à chaque génération, les descendants des classes les plus pauvres et les moins éduquées occupent une place croissante dans le pool de la population occidentale, et cela sans même tenir compte de l'effet cumulatif de l'immigration en provenance du Tiers-Monde.

Les manifestations de cette contamination de la société par l'underclass sont chaque jour plus visibles: effondrement du niveau d'alphabétisation des jeunes générations par rapport à leurs aînées, diminution du nombre moyen de mots de vocabulaire, résurgence des maladies sexuellement transmissibles liées à la promiscuité sexuelle, augmentation du taux de délinquance, des grossesses d'adolescentes et des naissances hors mariage. Toutes ces caractéristiques, classiquement associées à l'underclass ont désormais pénétré chez les classes moyennes. Même certains aspects culturels anodins comme la réduction drastique de la durée des plans dans les films et clips vidéos ou le langage sms suggèrent une adaptation aux goûts d'une population de moins en moins capable de réflexion et de pensée élaborée.

Une étude récente a d'ailleurs démontré que le quotient intellectuel (QI) des adolescents à chuté de 2 points en trente ans, ce qui est absolument considérable. Pour illustrer cela, il suffit de dire qu'une baisse de 3 points de QI dans une population fait augmenter le nombre de bénéficiaires du bien-être social de 7%, les naissances hors-mariage de 8%, le taux d'emprisonnement de 12%, le nombre de ceux qui arrêtent leurs études au lycée de 15%! Autre exemple, plus cru: une diminution de 5 points de QI dans une population de QI de 100 double la proportion d'attardés mentaux (QI<70)>130). En bref, la diminution du QI affaiblit terriblement la population qui en est victime et la rend incapable d'innover. Si la tendance actuelle (baisse de 2 points de QI tous les 30 ans) se maintient on peut estimer que le QI des populations occidentales s'effondrera dans trois siècles au niveau de celui des chasseurs-cueilleurs d'Australie. L'espèce humaine, ou en tout cas la population européenne, est sur la bonne voie pour, à moyen terme, regrimper dans l'arbre qu'elle a descendu il y a quelques millions d'années.

Il semble que le dysgénisme se développe parce qu'il n'existe plus de mécanisme permettant aux individus intelligents, travailleurs et honnêtes d'avoir un meilleur succès reproducteur que les individus stupides, fainéants et délinquants. Tout du moins, ces mécanismes sont moins efficaces que par le passé. Plus besoin donc de travailler dur pour fonder une famille puisque c'est l'ensemble de la société, via les aides sociales, qui entretient la natalité de la très prolifique underclass ainsi que son bien-être, via des soins de santé toujours plus perfectionnés et dispendieux.

Certains ont imaginé un futur apocalyptique dans lequel une civilisation extrêmement avancée se serait autodétruite par son hybris et son arrogance technologique, comme une explosion en plein vol. De mon côté, je penche plutôt vers une implosion, une lente érosion de la civilisation, presque indolore, au cours de laquelle nos descendants dégénérés s'extasieront devant les "chefs-d'oeuvre" contemporains de la télé-réalité, comme nous devant la chapelle Sixtine.



Addendum: Exemple parfait d'illustration de cet article:

"Dans l'un des bâtiments de la résidence Piana Subrana, de la société Logirem, sept personnes habitent dans un trois-pièces. Si le logement répondait aux besoins de la famille lorsqu'elle y a emménagé en 1999, ce n'est plus le cas aujourd'hui.

Nathalie occupe désormais l'appartement avec son mari, le fils de ce dernier, âgé de 18 ans et leurs quatre enfants. Il s'agit de quatre petites filles qui ont dix, quatre et deux ans, ainsi que de la dernière, à peine âgée de deux mois.

Dans son logement, Nathalie décrit dans quelles conditions vit sa famille : « Deux des enfants se partagent l'une des chambres. Avec mon mari et les deux petites nous occupons la deuxième. Enfin, mon beau-fils est obligé de dormir dans le salon, sur le canapé ».

Lorsqu'elle a appris qu'elle était enceinte, Nathalie a aussitôt déposé une demande pour demander à tous les bailleurs sociaux, un logement plus grand. La famille n'a pas les moyens de louer un appartement auprès de propriétaires privés puisque le couple perçoit le RSA. Cela fait donc plusieurs mois qu'elle attend une réponse."

dimanche 7 février 2010

Le néoracisme selon l'hyperclasse


Notre cher gouvernement s'est fendu d'un rapport visant à "lutter contre le racisme sur internet". Au delà des aspects purement techniques que les curieux auront pu décrypter à loisir sur la Toile, on retrouve dans ce rapport une précieuse définition du racisme selon l'Hyperclasse.

Traditionnellement, la définition encyclopédique et historique, voire scientifique, du racisme est de considérer que certaines races humaines sont supérieures intrinsèquement à d'autres. Or, nous pouvons constater que cette définition, datée, a subi des modifications considérables et que selon nos élites, le délit de racisme est bien plus inclusif que cela. En dehors du "racisme conjoncturel" (c'est à dire la xénophobie "ordinaire", émotive), le vrai racisme ou "racisme structurel" est défini dans le rapport (page 18):

"le racisme structurel s’entend d’une forme de racisme fortement ancrée dans nos sociétés et que nous qualifions volontiers de préjugés. Typiquement, cette forme de racisme conduit à admettre que certaines ethnies, religions, « races » ou groupes d’identité sexuelle déterminée présentent des caractéristiques qui leur sont communes."

Extraordinaire! Supposer qu'il existe des caractéristiques communes chez des "races" (notez les guillemets, en effet les races n'existent pas semble-t-il), ethnies, religions (!) ou groupes d'identité sexuelle (!!), est du pur racisme! Donc, théoriquement, dire que les Noirs ont la peau foncée, que les lesbiennes sont attirées par les femmes ou que les musulmans croient en Allah est raciste. Nous comprenons dès lors que le glissement sémantique qu'a subi la définition du racisme provoque deux changements majeurs:

-le premier et le plus évident, est que le racisme n'est plus seulement lié à la race comme par le passé. Il inclue désormais le fait religieux et sexuel. Il est donc maintenant possible d'être "raciste" envers une religion ou une orientation sexuelle. D'où l'apparition des néologismes d'islamophobie et d'homophobie inventés par les associations liberticides, la nature se chargeant toujours de créer les mots visant à qualifier un nouveau phénomène. Le racisme n'est donc plus une idéologie liée à une hiérarchisation des races mais la simple reconnaissance d'un groupe présentant des caractéristiques communes! Définition valise qui permet de traiter n'importe qui de raciste sous des prétextes fallacieux. Comme le contre-révolutionnaire ou l'hérétique, le raciste est une projection mentale applicable à n'importe qui et n'importe quoi.

-deuxième changement: cette définition permet de détruire toute approche holistique ou communautaire au profit d'une approche purement individuelle. Puisqu'il est impossible de prendre en compte la race, la religion ou quoi que soit de rassembleur pour étudier un phénomène, nous sommes contraints de travailler au niveau individuel. L'individu est le seul dénominateur commun. En termes mathématiques on pourrait écrire cela par l'infini qui est égal à 1. Le pur jacobinisme, l'atomisation totale de l'individu. L'homme nu face à l'Etat, l'Anôme de Maurice G. Dantec.

Les motifs des hommes de l'Etat sont d'ailleurs extrêmement clairs (page 18 toujours):

"Dans tous les cas, laisser prospérer ces idées et ces préjugés revient à banaliser ce qui ne doit pas être toléré et à favoriser une fragmentation du corps social."

La fragmentation du corps social, voilà l'ennemi! L'existence de différents peuples, idées, mondes, ne doit pas être tolérée. Le jacobin imagine un monde pyramidal où tous les individus seraient indifférenciés et absolument égaux en tout, avec l'Etat au sommet réglant cette horlogerie parfaite. La vraie diversité telle que nous la rencontrons dans la nature est leur plus grande terreur. Les grands prêtres de l'Unique veulent détruire les hommes pour donner naissance à l'Homme. C'est l'antinature par excellence, un monothéisme appliqué à l'homme, le monohominisme.

Après la rue, la presse, la radio et la télévision, l'hyperclasse a décidé de s'attaquer poussivement au dernier bastion où subsiste encore une véritable liberté d'expression pour le peuple: internet. D'une certaine manière, comme la plupart des blogs et sites dissidents sont obligés d'être hébergés aux Etats-Unis pour éviter la censure, il est possible d'affirmer que la liberté d'expression n'existe plus du tout sur le territoire français stricto sensu, la totalité (retenez bien ce mot) du discours public étant cadré par la pensée dominante. C'est la très exacte définition d'un régime totalitaire. Bienvenue dans le Meilleur des Mondes, Patrie des Droits de l'Homme!

samedi 9 janvier 2010

Nous sommes les Na'vis



Un petit peuple, enraciné dans sa terre, fort de ses traditions séculaires et d'une relation symbiotique avec son environnement est menacé de destruction par une clique multiculturelle cherchant à piller ses ressources. Aidés par un humain qui littéralement devient un des leurs, les Na'vis, initialement divisés en une multitude de tribus, se coalisent et jettent leurs dernières forces dans la bataille, affrontant "avec des arcs et des flèches" un ennemi fort supérieur en nombre et en armement. Comme les Germains mourant pour sauvegarder leur Irminsul des haches chrétiennes, les Na'vis donnent leur vie par loyauté envers leur arbre sacré.

Voir dans Avatar un film anti-blanc voire anti-identitaire est donc à mon avis une grossière erreur de jugement, alors que c'est probablement, avec le Retour du Roi, un des films les plus à droite de ces dernières années. Les hommes et femmes du film appartiennent à toutes les races de l'humanité: on y voit des Blancs (aux postes clés, bien entendu), des Noirs, des Asiatiques, des Latinos, des Indiens. C'est l'Amérique-monde, celle multicolore d'Obama, celle de la coalition en Irak qui écrabouille tout ce que cet univers a de singulier à coup de M16, de Coca-Cola...et d'Avatar. Celle qui pourrait un jour envahir notre beau pays, au nom des Droits de l'Homme, s'il lui arrivait de choisir la voie du populisme... C'est cette humanité unifiée et arc-en-ciel dont rêvent nos cosmopolites qui va traquer les cultures indigènes à l'autre bout de l'univers pour les absorber dans l'Unique, éternelle lutte des visions monothéiste et polythéiste. Refus aussi d'un peuple singulier, qui devrait devenir "un peuple comme les autres", c'est à dire mourir en tant que tel.

Comprenons-nous bien. S'identifier aux humains du film c'est faire preuve d'un sentiment de supériorité sans aucun lien avec la réalité. Nous ne sommes pas les conquérants, mais les conquis. Nous ne sommes plus en 1914, mais en 2010. Les "sauvages", les autochtones ce sont les Européens du XXIe siècle, pris d'assaut par le Tiers-monde, rachetés à vil prix par les pétromonarchies du Golfe, ringardisés et réduits au chômage par les industrieux Chinois. Nous voilà pris en tenailles entre le lumpenprolétariat allogène qui nous colonise "par le bas" et l'hyperclasse nomade qui nous écrase "par le haut". Menacés d'être parqués comme figurants dans des réserves de carton pâte, dans des "villes-décors" pour amuser les touristes de la Mondialisation Heureuse.

Un des arguments avancés par les Réacs pour s'opposer au film est de dire que dans la sacro-sainte Nature idéalisée par James Cameron, les faibles sont en réalité impitoyablement purgés du réservoir génétique de l'univers, que les forts ont toujours dominé et domineront toujours. Ainsi il est donc normal, voire sain que les humains (puissants) écrasent et conquièrent les Na'vis (faibles). Ils ont parfaitement raison quant au mécanisme décrit, mais complètement tort quant à la perception de ce mécanisme. Premièrement parce que la puissance n'existe pas intrinsèquement mais qu'elle n'est qu'une qualification relative d'un rapport de forces fluctuant. Il n'y a donc nulle raison de se soumettre servilement à quelque chose qui n'est que contingent. En 1941 les Allemands étaient les forts et les Russes les faibles. Trois ans plus tard, la situation s'était totalement renversée.

Deuxièmement parce que s'il existe une loi fondamentale de la nature, c'est celle qui force chaque être vivant à préserver son existence, coûte que coûte. La fatalité n'existe pas chez les animaux, qui luttent instinctivement avec toutes leurs forces pour défendre leur vie face aux dangers et prédateurs. Même un pauvre rat, acculé dans une alcôve face à une foule armée, va sauter sur ses agresseurs pour sauver sa vie. Comme ce petit rat, comme ces Na'vis de Pandora, nous sommes seuls face à une foule d'ennemis déterminés, et notre génome nous commande de ne pas abandonner, de ne pas céder à la fatalité parce qu'il n'y a rien d'écrit, si ce n'est l'histoire des peuples qui refusent de ne plus exister.


Addendum: Marc Sich, rédacteur en chef de Paris Match a perçu le message sous-jacent de "pureté" véhiculé par Avatar, trouvant son idéologie "inquiétante":

"Je fais des efforts, mais je ne parviens pas à acclamer le triomphe d’êtres tous semblables, tous beaux – bien que bleus –, tous grands, tous souples, sveltes et dynamiques. Des guerriers claniques, des chasseurs à l’arc, pratiquant des rites initiatiques potentiellement mortels. Des géants à peu près télépathes obéissant à leur chaman, prêts au sacrifice au nom de leur divinité. Des sages sauvages qui déclarent que les hommes en abîmant la Terre ont « tué leur mère ». Eux-mêmes se choisissant un chef chevauchant un dragon.

Une idéologie inquiétante

Je n’ai rien contre le bleu. Les dragons m’amusent. Il m’arrive de tirer à l’arc… Ca ne me suffit pas pour oublier tout. L’Histoire nous a appris à nous méfier des perfections ethniques, de la naturelle pureté, des croyances fumeuses et des idéologies enchanteresses. Cela, dans la vie vraie, tout le monde l’admet. Je ne vois pas pourquoi je devrais, au cinéma, me laisser bercer au bord du gouffre."
Addendum 2: France-Soir nous révèle que le Vatican n'aime vraiment pas Avatar:

"Attention à ne pas confondre", avertit l'Eglise : "la nature est une création de Dieu, pas une divinité !''. Bref, l'Eglise voit en la planète imaginaire de Pandora une apologie du paganisme".

Source.

Addendum 3: le philosophe Raphaël Enthoven lui non plus n'apprécie pas Avatar pour des raisons idéologiques:

"A l'image du soldat dont l'avatar est progressivement adopté par les autochtones, on assiste, dans ce film, à la métamorphose insensible de l'antiracisme en communautarisme : sous prétexte de dénoncer l'intolérance des hommes, le film valorise l'authenticité d'une civilisation violente, raciste et conservatrice, où le plus fort est aussi le chef et où les structures familiales obéissent au schéma le plus réactionnaire. (...) On dirait un scénario de Claude Lévi-Strauss revisité par le Front national ou les Indigènes de la République."


Source.

samedi 26 décembre 2009

Uchronie


2 janvier 1492. Boabdil, dernier émir du Royaume de Grenade vient de rendre les clefs de la ville à Ferdinand d'Aragon et Isabelle de Castille, "pleurant comme une femme ce qu'il n'avait su défendre comme un homme" selon la formule consacrée. La Reconquista est terminée. Trente neuf ans après la catastrophique prise de Constantinople par les Turcs, les chrétiens sont parvenus à chasser les mahométans de l'ancienne Hispanie. Vont-ils pousser plus loin la reconquête des territoires de feu l'Empire romain ? Oseront-ils profiter de leur avantage technologique et économique croissant face aux civilisations de la rive sud pour établir des têtes de pont en Afrique du Nord et sécuriser la Méditerranée ? Vont-ils déverser leur futur excédent démographique pour coloniser et mettre en valeur les terres fertiles de l'Egypte et de l'arrière pays algérois ? Non, rien de tout cela, car la même année Christophe Colomb découvre l'Amérique, évènement aussi totalement inattendu que capital, et qui va bouleverser le cours de l'Histoire.

L'énergie des pays d'Europe, jusqu'à présent consacrée à la reprise des territoires perdus aux mains des musulmans, sera désormais dévolue à la colonisation des régions Outre-Atlantique. Le virage, suffisamment lent pour ne pas être évident au premier regard est néanmoins indéniable quand les années deviennent des décennies. Malgré Lépante quelques décades plus tard et l'union des chrétiens en cette occasion, les centres d'intérêt du Vieux Continent se déplacent irrémédiablement à l'ouest. La Méditerranée sera délaissée par les grandes puissances et ce ne sont pas les royaumes italiques, plus divisés que jamais, qui pourront infléchir la balance.

Les Européens vont coloniser le Nouveau Monde avec l'énergie et la vigueur qu'on leur connaît, détruisant des civilisations raffinées et complexes mais, dans le meilleur des cas, restées à l'âge du bronze. Jamais dans l'histoire de l'humanité un tel différentiel militaire n'avait opposé deux civilisations. C'était comme si les conquistadores munis d'arquebuses et de canons débarquaient dans une Grèce de gymnètes et privée de chevaux. Pour la première fois, nos aïeux découvrent un continent auquel ils ne peuvent en aucune manière se relier, l'altérité au sens le plus abouti. Loin de leur pays natal et persuadés de ne jamais y retourner, sans aucune femme européenne à proximité, les conquérants blancs vont faire souche dans leur région d'adoption, épouser les femmes indigènes et des esclaves africaines converties avec la bénédiction de l'Eglise, plus catholique que jamais. Plus au nord et plus tard, dans la baie glacée du Massachusetts, les colons Anglais, persuadés d'être les nouveaux Hébreux ont tout laissé dans la Babylone européenne pour bâtir une nouvelle Jérusalem en Amérique. Tout un symbole. 1492 a d'une certaine manière ouvert les portes du métissage et du déracinement politisés, voire sacralisés puisque considérés comme les piliers fondateurs des nouveaux pays d'Amérique. L'Europe n'existe plus. Place à l'Occident.

Pendant ce temps, la Méditerranée devient une arrière cour, une région en déclin où les pirates mahométans feront la loi jusqu'en 1830 et la prise d'Alger, poussant l'audace jusqu'à capturer des navires...américains. Imaginez vous si les raids vikings en Europe septentrionale s'étaient poursuivis jusqu'au premier tiers du XIXe siècle! Maintenant vous comprenez pourquoi les Européens de Méditerranée bâtissaient leurs villages sur des pitons rocheux facilement défendables, au milieu de terres pauvres et arides, plutôt qu'au coeur des vallées ou le long des côtes. Curieusement, c'est très exactement en 1492, au moment même où l'Europe aurait pu définitivement reconquérir la mare nostrum, chasser les Ottomans d'Europe et rétablir l'Empire d'Auguste qu'elle a choisi de ne pas poursuivre la mission qui lui était dévolue. C'est un paradoxe que de voir cet Occident plus puissant dans ses Indes Occidentales à des milliers de kilomètres de son foyer originel que dans le détroit de Sicile! Les Occidentaux, futurs maîtres du monde, ne furent jamais aussi faibles que dans la Méditerranée de Périclès et de César. Face à l'ennemi du trottoir d'en face, elle a fait le tour du pâté de maison. Un white flight géopolitique...

Sans l'Amérique, pas de tomate ou de maïs, mais pas de Destinée Manifeste ou de "question noire". Pas de thalassocratie mais une tellurocratie, la Méditerranée ne redevenant qu'un lac. Au lieu de fonder une nouvelle Jérusalem, nous aurions peut-être repris possession de l'ancienne. Pour éponger son excédent démographique, il est fort probable que l'Europe aurait envoyé ses millions de fils à la guerre contre l'ennemi commun, reprenant Sainte-Sophie au bout de combats épiques dans les rues de Constantinople rougies de sang. Plus de mille ans plus tard, la réunion des Empires romains d'Occident et d'Orient.

lundi 21 décembre 2009

Solstice d'hiver


Lever de soleil à Pinarellu, Corse-du-Sud


Représentation contemporaine d'Hélios, dieu du soleil

samedi 12 décembre 2009

Les droits de l'homme ou Auschwitz



Le pape Benoit XVI a remis le prix "Auschwitz des Droits de l'Homme - Jean Paul II" à André Glucksmann. Oui vous avez bien lu, André Glucksmann le maoïste, fondateur avec BHL du cercle des nouveaux philosophes, farouche partisan du bombardement de la Serbie par l'OTAN et de la guerre en Irak. D'après le lauréat "Auschwitz est le contre fondement des droits de l'homme. Le fondement des droits de l'homme, c'est qu'on veut éviter Auschwitz, qu'on veut barricader les portes de l'enfer".

Vous voilà prévenus: c'est la religion des droits de l'homme ou Auschwitz, vous n'avez aucune alternative. S'opposer à la religion des droits de l'homme (RDDH) c'est invariablement condamner l'humanité à l'Enfer, pardon, à Auschwitz. Comme le font chaque jour, à la louche, les quatre milliards d'Indiens, de Chinois, de Japonais et de musulmans, ainsi que la poignée de révoltés dans les sociétés occidentales. Mince alors, il semblerait que les sectateurs de la RDDH soient minoritaires au sein de l'espèce humaine! Et la Terre n'a pas encore brulé!

La boucle est bouclée, le christianisme des élites, grignoté petit à petit par l'hérésie des droits de l'Homme s'intègre chaque jour davantage dans la matrice de la religion dominante, à tel point qu'il devient de plus en plus difficile de les différencier l'un de l'autre. La messe moderne ? Une hostie dans la main et un peu de vos sous pour les petits Africains-qui-meurent-de-faim-à-cause-de-notre-égoïsme. En filigrane, adopter un christianisme non compatible avec la RDDH, comme le catholicisme pré-Vatican II, c'est également réitérer Auschwitz. Avis à nos amis tradis... Et je ne vous parle même pas du paganisme, cette religion des SS, et des Romains (parait-il), dont les Dieux ne se souciaient même pas d'Auschwitz...pfff.

Jamais nos élites ne sont à ce point apparues participer au même processus, obéir à la même Bête: Juifs maoïstes et Catholiques anciens des Jeunesses hitlériennes, athées pro-choix et musulmans modérés, chrétiens à guitare et francs-maçons géomètres. Tous unis sous la bannière de la RDDH! Partout le même discours, comme si l'Europe entière pensait à l'identique, formatée par une pensée unique devenue universelle. Pauvres natios! Coincés entre les zombies de la RDDH et les envahisseurs mahométans du Tiers-Monde! Pauvre chrétien d'Europe, sommé d'aller prier "dans les mosquées et les synagogues" selon le bon mot de Jean-Pierre Mignard. Manquerait plus qu'il vote FN aux prochaines régionales. Le salaud.

Addendum: Je ne peux m'empêcher de citer cet extrait remarquable d'Alain de Benoist:
"En présentant les droits de l'homme comme des droits « humains », comme des droits « universels », on les soustrait nécessairement à la critique — c'est-à-dire au droit de les questionner — et, en même temps, on place implicitement leurs adversaires hors humanité, puisqu'on ne saurait s'en prendre à qui parle au nom de l'humanité en restant soi-même humain. De même, enfin, que les croyants pensaient naguère avoir le devoir de convertir par tous les moyens « infidèles » et mécréants, les tenants du credo des droits de l'homme se considèrent comme légitimement investis de la mission d'en imposer les principes au monde entier. Théoriquement fondée sur un principe de tolérance, l'idéologie des droits de l'homme se révèle ainsi porteuse de l'intolérance la plus extrême, du rejet le plus absolu. Les Déclarations des droits ne sont pas tant des déclarations d'amour que des déclarations de guerre."

Alain de Benoist - Au delà des droits de l'homme, défendre les libertés.

samedi 5 décembre 2009

Christianisme(s)

Curieusement, c'est au nom d'une identité européenne chrétienne que la majorité des Européens s'opposent à la construction de minarets, voire de mosquées sur leur sol national. Je dis "curieusement" parce que la totalité des institutions religieuses, Vatican en tête, ont participé au concert de protestations visant à faire passer les Suisses pour de sales fascistes. Comme si les peuples d'Europe et les diverses églises avaient des conceptions différentes, voire opposées de la même religion! La divergence est en réalité, beaucoup plus profonde. Ce n'est tout simplement plus la même religion que pratiquent (ou pas) les populations européennes et leurs instances ecclésiastiques.

Pour les peuples d'Europe, le christianisme est leur religion, leur histoire et leur patrimoine, il incarne la civilisation européenne d'une façon charnelle et viscérale. Même s'ils ne vont plus à l'église, les Européens sentent qu'ils participent à une civilisation unique au monde, qu'ils font partie d'un ensemble commun façonné par l'Histoire. Pour les élites religieuses, le christianisme est une idée de tolérance et de mieux-vivre mondial, une éthique globalisante visant à créer un monde plus juste et équitable. La vision populaire du christianisme le rapproche de ces religions païennes enracinées alors que la vision élitiste l'associerait plutôt aux droits de l'homme.

L'église de Patrimoniu en Corse, bâtie non loin d'un site mégalithique

Il existe donc deux christianismes: celui transmis de manière ininterrompue par les hommes depuis la nuit des temps via le paganisme, celui des clochers de campagne et des sources sacrées, des saints calendaires et des icônes, d'un rapport à la divinité rempli de merveilleux et de poésie. Et puis celui, déraciné et sentimentaliste, le christianisme des ONG et des Journées Mondiales de la Jeunesse, celui des élites protestantes et catholiques. Pourquoi observe-t-on une telle disparité ?

La raison est évidente: si le christianisme des peuples parvint à se préserver tant bien que mal jusqu'au milieu du XXe siècle, celui des élites fut contaminé très tôt par les droits de l'homme, cette religion des philosophes du XVIIIe siècle. Si le mal mit plusieurs décennies à prendre racine, il fit diverger dans de nombreux esprits la vieille religion de l'Europe, la bornant aux impératifs des droits de l'homme, la transformant en une vulgaire superstitio, au sens latin du terme. Partout en Occident*, le christianisme subit les mêmes mutations: refus de la pompe et du mystérieux, abandon du domaine public et renvoi dans le champ privé, compatibilité avec les "droits humains", ce dernier aspect signifiant en vérité une soumission totale à la religion des droits de l'Homme. Lentement mais sûrement, le christianisme charnel abandonna ses oripeaux l'un après l'autre. Notez d'ailleurs quels sont les derniers lambeaux du véritable christianisme dans la religion catholique qui hérissent les bien-pensants: le rejet de l'avortement, l'opposition au mariage homosexuel, l'anti-individualisme, trois aspects foncièrement incompatibles avec la religion au pouvoir, celle des droits de l'Homme!

Les droits de l'Homme, religion hégémonique de l'Occident

C'est pour cette raison que les changements apportés de manière brutale par le concile Vatican II chez les catholiques et plus insidieusement chez les protestants ont provoqué un tel désaveu chez les fidèles. L'ancienne religion est devenue méconnaissable. L'infusion d'idées provenant de la religion des droits de l'homme l'ont transformée en un ersatz de christianisme, une rationalité froide et distante, un club de bisounours dans lequel on se donne l'accolade à la fin du spectacle. Plus le temps passe et plus la religion officielle se rapproche de la doxa dominante, jusqu'à ne plus faire qu'une avec elle. Les fidèles, en quête de religions non contaminées par l'hérésie des droits de l'homme, se tournent alors vers "la concurrence", des groupes et sectes vierges de toute compromission avec les forces dominantes. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si ce sont les religions les plus intransigeantes avec les droits de l'Homme (Catholicisme traditionnel, islam, Orthodoxie) qui attirent le plus de convertis.

Si les Suisses en particulier et les Européens en général ont dit non à l'implantation de l'islam en en Europe ce n'est nullement au nom du christianisme des élites qui, comme les droits de l'homme, est totalement indifférent, voire favorable à l'installation d'autres religions sur le territoire. C'est au nom de ce christianisme génétique qui fait désormais partie intégrante de leur identité, ce christianisme que l'élite mondialiste cherche à éradiquer par tous les moyens afin d'offrir un monde pour tous et un dieu pour chacun**.

*: je dis Occident, parce qu'il me semble que l'Orthodoxie, moins centralisée et sujette aux caprices théologiques d'une élite comme le Catholicisme, moins propice à l'émiettement des personnalités et des sous-sectes que le protestantisme, semble avoir bien mieux résisté aux assauts de la religion des droits de l'Homme.

**: slogan officiel de l'Unimonde Humain dans le roman Cosmos Incorporated de Maurice G. Dantec.

vendredi 27 novembre 2009

"Vous ne voulez pas planter la croix sur Sainte Sophie ?"

Tiré de l'excellent Blog du sous-sol:

« Considérer la Turquie telle qu’elle était au règne de François Ier, comme une puissance utile à notre politique, c’est retrancher trois siècles de l’histoire.

Prétendre civiliser la Turquie en lui donnant des bateaux à vapeur et des chemins de fer, en disciplinant ses armées, ce n’est pas étendre la civilisation en Orient, c’est introduire la barbarie en Occident ; des Ibrahims futurs pourront ramener l’avenir au temps de Charles Martel, ou au temps du siège de Vienne…Je dois remarquer que j’ai été le seul, avec Benjamin Constant, à signaler l’imprévoyance des gouvernements chrétiens : un peuple dont l’ordre social est fondé sur l’esclavage et la polygamie est un peuple qu’il faut renvoyer aux steppes des Mongols.

Il est bien difficile de prévoir quelle sera la conduite d’une race d’homme qui n’ont point les idées européennes. A la fois rusés comme des esclaves et orgueilleux comme des tyrans, la colère n’est jamais chez eux tempérée que par la peur.

En principe de grande civilisation, l’espèce humaine ne peut que gagner à la destruction de l’empire Ottoman : mieux vaut mille fois pour les peuples la domination de la croix à Constantinople que celle du Croissant…tous les germes de la destruction sociale sont dans la religion de Mahomet. On dit que le sultan actuel a fait des pas vers la civilisation…Depuis quand l’apprentissage machinal des armes est-il la civilisation ? C’est une faute énorme, c’est presque un crime, d’avoir initié les Turcs dans la science de notre tactique.

Vous ne voulez pas planter la croix sur Sainte Sophie ? Continuez de discipliner des hordes de Turcs, d’Albanais, de Nègres et d’Arabes, et, avant vingt ans peut-être, le croissant brillera sur Saint Pierre. Appellerez-vous alors l’Europe à une croisade contre des infidèles armés de la peste, de l’esclavage et du Coran? Il sera trop tard. »


Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, Lettre à Madame Récamier, 1828.


vendredi 6 novembre 2009

Le prédateur


Paris, France 2009: citoyenne française de souche portant une "burqini"

Fort Hood, Texas 2009 : citoyen américain d'origine palestinienne, né et élevé aux USA, officier et psychiatre de l'armée, auteur d'un attentat ayant fait 13 morts


Marseille, France (?) 2011 : Future mosquée cathédrale construite avec la bénédiction de la municipalité


Les photos précédentes illustrent les trois méthodes employées par l'islam pour s'emparer de nos sociétés: la subversion culturelle, la terreur physique et l'implantation territoriale. La première permet de placer l'orthopraxie/mode de vie qu'est l'islam au centre du débat public. La deuxième détruit physiquement l'adversaire et l'apeure. La troisième sert de tête de pont dans le dar al harb et proclame la puissance des fidèles mahométans.

L'islam est autant une religion "prédatrice" que le christianisme est une religion "productrice". Les plus chrétiens des chrétiens, traditionnalistes chez les catholiques, mennonites chez les protestants mettent l'accent sur le travail, l'honnêteté et le don de soi. Les plus musulmans des musulmans, islamistes et talibans sont des brigands sanguinaires déguisés en juristes, des terroristes égorgeurs. Les Evangiles, parsemés de paraboles agricoles et mercantiles, encouragent le dur labeur et le commerce. Le Coran n'encourage que la mort et l'obéissance sur le sentier d'Allah. Le chrétien sait que la cité de Dieu n'est pas de ce monde, c'est pour cela qu'il passe sa vie à amasser un "trésor au ciel". Le musulman croit que s'il massacre des non-musulmans il accomplit la volonté de d'Allah.

Malgré l'énorme diversité de peuples, cultures et races qui composent l'oumma, l'islam n'a qu'un seul et unique but: détruire tout ce qui n'est pas lui. Comme un gigantesque parasite, il ne peut vivre que des ressources externes, sans en produire lui-même. Toutes les civilisations, jadis brillantes, qui ont été absorbées par l'islam, après le feu de paille du luxe des conquêtes, se sont graduellement épuisées. Mésopotamie, Egypte, Perse, Liban, Byzance...toutes sièges de cultures sophistiquées et avancées, toutes ont rejoint les nations de troisième ordre après que l'islam a progressivement asphyxié leurs populations. A titre anecdotique, le total scientifique de vingt pays arabes n'arrive même pas à produire la moitié du nombre d'articles scientifiques produits par la petite nation d'Israël... Depuis l'Hégire, les pays arabes ont traduit autant de livres que l'Espagne...en un an. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si au cours de l'histoire, l'éloignement de l'islam rigoriste a coïncidé avec la prospérité économique et humaine, que ce soit dans le cas de la Turquie kémaliste, de l'Irak du parti Baas ou de l'Iran des Pahlavi.

Alors qu'à la chute de l'Empire romain la rive sud de la Méditerranée était plus riche, plus peuplée et plus avancée que la rive nord, mille ans plus tard la tendance s'était complètement renversée. Les Européens avaient adopté le christianisme qui a permis de sublimer leur génie cependant que les musulmans se recroquevillaient, nostalgiques d'un Age d'Or qu'ils avaient eux-mêmes contribué à détruire. La patrie de Saint-Augustin devenait un repaire de pirates, avides de s'approprier chez les nations plus industrieuses ce qu'ils ne pouvaient plus produire par leur propre labeur. Tout comme, de nos jours, des racailles semi-islamisées s'emparent des biens achetés par les petits kouffars. L'époque change, les permanences civilisationnelles demeurent. Dans le passé, leur position d'intermédiaires dans la Route de la Soie rendait les nations musulmanes incontournables. De la même manière, les rentiers de la péninsule arabique sont redevenus indispensables aux autres pays. Bien qu'ils se contentent de vivre de profits qu'ils engrangent en taxant les compagnies occidentales venues extraire les richesses incommensurables sur lesquelles ils dormaient depuis des siècles.

C'est parfaitement normal. L'islam, selon le bon mot de Laurent Lagartempe, "flambe" les cultures qu'il absorbe. Cela lui permet durant les premières décennies après la conquête de bénéficier des forces productives des dhimmis pour produire diverses oeuvres architecturales, sans jamais toutefois égaler ses modèles. Aucune mosquée persane (donc irano-musulmane) n'égale Persépolis ou le palais de Shahpur d'avant la conquête, aucune mosquée turque (même dessinée par des architectes chrétiens convertis comme Sinan) n'égale Sainte-Sophie, aucune école coranique égyptienne ne vaut les Pyramides. Il faudra attendre le XIXe siècle et la curiosité des Européens pour redécouvrir des trésors que les propres descendants de peuples jadis glorieux avaient laissé tomber en ruines!

Au fur et à mesure que les dhimmis se convertissent à la religion de l'occupant pour échapper à la dhimmitude (et à l'impôt inégalitaire de la djiziya), l'islam et son processus d'involution vers l'époque bénie du Prophète commencent à prendre le dessus. L'islam, structure socio-communautaire prédatrice plutôt que véritable religion, perd de sa force au fur et à mesure que ses sources de revenus déclinent. Tel un prédateur, l'islam doit sans cesse dévorer une nouvelle proie pour survivre, au risque de s'épuiser et d'entrer en léthargie. Les populations deviennent apathiques et figées, toute nouveauté est d'emblée suspectée. Comme le Coran contient tout ce dont a besoin l'être humain, à quoi bon chercher ailleurs ? L'esprit est irrésistiblement contraint de revenir à la pureté originelle de l'époque de Mahomet, comme un corps céleste tombant dans l'orbite d'un trou noir. "Brûlez tous ces livres! S'ils contredisent le Coran c'est qu'ils sont faux, s'ils sont en accord avec le Coran alors ils ne servent à rien" selon les paroles restées célèbres du calife Omar après la conquête de l'Egypte.

Alors que cette religion, devenue moribonde au XIXe siècle était proche de l'essoufflement, son entrée forcée dans la modernité a offert de nouvelles proies à son appétit. Aveuglés par leur nouvelle religion des droits de l'homme, les Européens décidèrent, par pure philanthropie, de construire écoles, hôpitaux, universités, ponts, routes, bref, de réaliser en quelques décennies ce que l'islam n'avait pu accomplir en un millénaire et demi. Les forces productives des Européens furent mises au service d'un islam qui n'attendait que cela. L'explosion démographique des pays musulmans consécutive à cet afflux de richesses et d'énergie allait provoquer la pire invasion qu'eut à subir le continent européen depuis la poussée turque. La suite, nous la connaissons tous.

Pour "tuer" l'islam il faut donc cesser de le "nourrir", le laisser fonctionner en circuit fermé et entrer en catatonie. Le problème musulman est double, à la fois externe (géopolitique) et interne (ethnico-religieux). Le premier peut être résolu par le développement et la mise en circulation de carburants et de modes d'énergie alternatifs, ainsi que par la diversification des sources (Russie notamment). Après la flambée des prix de 2008, il semble bien que l'Europe se soit enfin décidée à sortir du tout-fossile. Le chemin vers une nouvelle civilisation débarrassée de la dépendance au pétrole et au gaz le second sera long et difficile mais tout à fait envisageable dans l'état actuel des connaissances. Le deuxième problème en revanche, l'implantation en Europe de masses musulmanes qui, non seulement nous tirent vers le bas mais détruisent notre culture, est beaucoup plus délicat.

Tant que l'esprit européen demeurera paralysé par la religion des droits de l'homme, nous ne pourrons jamais nous donner les moyens de nous sortir de cette situation. Nous sommes comme paralysés, tétanisés face à ennemi contre lequel on nous empêche de riposter. Le relativisme culturel, l'idéal bobo et le dialogue participatif sont bien peu de choses à opposer à un prédateur affamé qui souhaite vous dévorer. Seule une révolution spirituelle, une apostasie générale et définitive de la religion des droits de l'homme nous permettra de retrouver notre liberté d'action.

dimanche 1 novembre 2009

Vases communicants - 2

En 2007, on apprend que plus de 1 237 731 avortements ont été pratiqués dans l'ensemble des pays de l'UE.

Parallèlement, 1 800 000 étrangers extra-communautaires ont immigré dans l'Europe des 27 états membres.

Voilà.







samedi 17 octobre 2009

Chasse aux sorcières et renouveau démographique européen

C'est une théorie très originale que celle avancée par le professeur Gunnar Heinsohn de l'Université de Bremen et découvreur de l'incontournable notion de Youth Bulge: les chasses aux sorcières de la Renaissance seraient directement responsables de l'augmentation spectaculaire de la fertilité chez les Européennes de cette époque! Pour ceux souhaitant disposer de l'ensemble des données, l'article de Heinsohn est disponible (en anglais): ICI. Retour sur une théorie sulfureuse.

A la fin du Moyen-Age, l'Europe se trouve dans une situation démographique catastrophique. Le Petit Age de Glace, débuté en 1303, a provoqué une série de mauvaises récoltes de 1335 à 1352, causant ça et là des périodes de disette prolongées. Comme si cela ne suffisait pas, la Peste Noire, transmise par les puces du rat noir (Rattus rattus) s'est abattue sur notre continent, exterminant des millions de personnes, emportant dans la tombe près d'un quart de la population du continent. C'est, toutes proportions gardées, pire que le bilan des deux guerres mondiales combinées, dans une Europe évidemment beaucoup moins peuplée que celle du XXe siècle. Les conséquences de ces saignées démographiques sont proprement cataclysmiques. Entre 1300 et 1400, la population européenne s'est effondrée de 75 millions à 45 millions d'habitants, soit une contraction de 40 %. Donc, en un siècle, l'Europe a presque perdu la moitié de sa population.

Le triomphe de la Mort, de Peter Brueguel

L'Europe entame donc la seconde moitié du XVe siècle très affaiblie, d'autant plus que la Deuxième Rome, Constantinople, vient de tomber aux mains des Turcs, semant la consternation dans toute la Chrétienté. Dépeuplée, l'Europe souffre d'un cruel manque de main d'oeuvre. Chez les intellectuels et économistes de l'époque, la question démographique devient centrale, cruciale même. Ainsi, Jean Bodin, probablement un des plus brillants intellectuels de la Renaissance et féroce partisan des chasses aux sorcières avouera "qu'il n'est force ni richesse que d'hommes". Avant lui, le Pape lui même, conscient de la situation précaire des royaumes chrétiens avait publié une bulle en 1484 déclarant qu'il "est important, en particulier à notre époque, que la foi catholique croisse et fleurisse partout". Par "croître", le Pape entend la procréation des fidèles de l'Eglise, comme nous le verrons plus bas. Cependant, relancer la natalité européenne est très difficile pour la simple et bonne raison que le taux de fertilité moyen des Européennes est très bas: environ 2 à 3 enfants par femme seulement. Ce taux de fertilité, compte tenu d'une mortalité infantile bien plus forte que de nos jours, et du tribut prélevé par les maladies infectieuses, parvient tout juste à équilibrer les naissances et les décès.

En effet, la femme de l'époque médiévale jouit d'une très grande latitude en matière de contraception. Le christianisme ne s'est pas encore complètement imposé sur les consciences, et les campagnes, où vit la quasi-totalité de la population européenne de l'époque, ont conservé un savoir ancestral païen, datant probablement de la Préhistoire et transmis de façon ininterrompue jusque là. Ce savoir très complexe, presque exclusivement féminin et passé oralement de mère en fille, concerne notamment la pharmacopée, les nombreuses plantes, herbes, essences et philtres susceptibles d'affecter la sexualité des hommes et des femmes. Certaines plantes, comme le genévrier sabine sont de puissants produits abortifs, alors que d'autres sont des contraceptifs redoutables. Les sages-femmes sont les gardiennes de ce savoir et il existe dans n'importe quel village une ou deux de ces femmes que l'on va consulter lorsque le besoin s'en fait sentir. Les sages-femmes, souvent considérées comme de véritables matriarches, jouissent d'une certaine crainte de la part de la population et ne sont que peu inquiétées dans leurs activités. C'est en grande partie pour cela, qu'en dépit de l'absence de contraception moderne, le taux de fertilité moyen durant la période médiévale fut si bas, bloquant tout espoir de renouveau démographique européen.

La révolution vint d'une bulle du Pape Innocent VIII publiée en 1484 et surnommée la "Bulle des Sorcières". En effet, si la magie, (empoisonnement des récoltes et du bétail, prodiges, etc., appelée sorcery en anglais) fut de tout temps combattue par le christianisme, il n'en était pas de même pour la sorcellerie (witchcraft en anglais, ce qui veut dire "l'art des sorcières").

La loi, ce-faisant, décrète la peine de mort pour « les personnes des deux sexes…qui, par leurs incantations, sortilèges, conjurations, et autres charmes et procédés maudits, monstruosités et offenses, ont tué des enfants dans le ventre de leur mère et aussi les rejetons du bétail, ont détruit le produit de la terre,… ; elles empêchent l’homme d’avoir des rapports sexuels et les femmes de concevoir ».

En sus de la magie "classique" vient se greffer le nouveau crime de sorcellerie. D'après le fameux Marteau des Sorcières (Malleus maleficarum), écrit à la même époque (1487) que la bulle papale et utilisé dans toute l'Europe par les chasseurs de sorcières, on définit les différents crimes de sorcellerie:

"Premièrement, en provoquant chez l’homme une passion incontrôlée ; deuxièmement, en obstruant la force génératrice ; troisièmement, en enlevant les membres faits pour l’acte ; quatrièmement, en transformant par leur magie les hommes en bêtes ; cinquièmement, en détruisant la force génératrice des femmes ; sixièmement, en causant l’avortement ; septièmement, en offrant des enfants au Diable".

Ce qui signifie, traduit en terminologie moderne:

(1) la fornication et l’adultère (comme moyen d’avoir du plaisir sans remords, c'est-à-dire sans enfant légitime) ; (2) rendre les hommes impotents ; (3) la castration et la stérilisation ; (4) la zoophilie et l’homosexualité (comme moyen de se procurer une satisfaction sexuelle sans procréation) ; (5) la contraception ; (6) l’avortement ; (7) l’infanticide.

On voit donc que par sorcellerie, on entend tous les actes susceptibles d'entraver le processus reproductif normal entre un homme et une femme. Ces pratiques seront dorénavant des crimes passibles de la peine de mort. Contrairement à une idée répandue, les chasses aux sorcières sont donc une invention de la Renaissance et pas du Moyen-Age. Les guérisseuses, sages-femmes et personnes connues pour fournir des contraceptifs et pratiquer des avortements se trouvent désormais dans l'oeil du cyclone. Les sages-femmes et les sorcières appartiennent pour les auteurs du Marteau des Sorcières à la même catégorie, à tel point que les deux termes sont régulièrement employés de manière interchangeable dans l'ouvrage, comme des synonymes. Cette mentalité ne se cantonne nullement aux seules régions catholiques et fait tâche d'huile dans les principautés protestantes. Partout en Europe, les autorités recherchent les sorcières pour les juger et les condamner. On estime qu'entre le XVIe et le XVIIIe siècle, de 60 000 à 100 000 personnes, majoritairement des femmes, furent condamnées à mort pour crime de sorcellerie et brûlées vives.

Bûcher de sorcières en Suisse au XVIe siècle

Il s'agissait pour les autorités de l'époque de détruire autant que faire se peut cette très complexe culture contraceptive, afin de permettre à l'Europe de se repeupler. Le premier objectif fut atteint de telle sorte que de 1480 à 1750, on n'a pas la moindre mention de la contraception dans les traités alors que c'était un sujet régulièrement abordé durant l'Antiquité et le Moyen-Age. Même les rationalistes du XVIIIe siècle, si critiques à l'égard de l'Eglise n'abordèrent nullement la question de la contraception. Le savoir contraceptif, transmis par les sages-femmes fut quasiment annihilé et devint un tabou en Occident. Il fallut attendre la fin du XIXe siècle et les politiques malthusiennes des états modernes pour voir la question réapparaître de manière marginale, bien que férocement combattue par la frange chrétienne de la population. Enfin, ce n'est que dans les années 60 que la contraception et l'avortement firent un retour fracassant dans les sociétés européennes, avec les résultats démographiques désastreux que l'on connaît.

Le deuxième objectif, à savoir permettre le redressement démographique de l'Europe, fut dépassé au delà des espérances. A la fin du XVe siècle, le déclin de population fut enrayé, revenant au niveau de 1300. Puis ce fut l'explosion démographique, le taux moyen de fertilité passant de 3 au Moyen-Age à près de 6 enfants par femme! Ce très fort taux de fertilité, inconnu jusqu'alors sur le continent, allait se maintenir jusqu'à la fin du XIXe siècle. Il permettra à l'Europe de peupler et conquérir les autres continents grâce à ces fameux mâles surnuméraires du youth bulge.

Le déclin du christianisme à la fin du XIXe-début du XXe siècle provoquera une réapparition d'une culture de contraception, réduite au silence pendant près de quatre cents ans, et un effondrement subséquent et prévisible de la fertilité européenne. Comme à la fin du Moyen-Age, la population européenne stagne, voire décline dans certains pays. Comme à la fin du Moyen-Age, les envahisseurs se pressent aux portes de l'Europe sans aucune opposition. Comme à la fin du Moyen-Age, la "sorcellerie" est en vogue. Cinq des sept pratiques (adultère, stérilisation, sodomie, contraception, avortement) à l'exception de l'infanticide et de la bestialité (pour le moment...), jadis passibles de la peine de mort pour cause de sorcellerie, sont devenues des droits inaliénables. Et comme à la fin du Moyen-Age, une révolution des mentalités sera nécessaire pour nous projeter dans la Renaissance...

Taux de natalité des pays d'Europe en 2007

samedi 10 octobre 2009

Nouvelle ère

" Internet est une sorte de peste technologique "



Les évènements liés à l'affaire Polanski/Mitterrand constituent une véritable révolution dans l'histoire politique contemporaine. Tout d'abord parce qu'ils consacrent l'avènement d'internet comme un "cinquième pouvoir" apte à profondément influer sur le cours des évènements. En effet, pour la première fois, les internautes de la désormais nommée "fachosphère" sont parvenus à transformer des extraits d'un livre vieux de plusieurs années en véritable missile politique contre un ministre de la République. Excusez du peu.

Comme une colonie de fourmis, un buzz ou
mème est un superorganisme formé de la mise en commun de milliers d'êtres individuellement impuissants

Parmi les milliards de données disponibles sur la Toile, les internautes ont extrait, concentré, puis lancé une information disposant d'un impact politique mortel. C'est exactement de ce type de pouvoir qu'il est question dans mon article appelé "révolution mode d'emploi". Internet, l'arme des jeunes générations, nous permet de court-circuiter les médias contrôlés par la caste des baby-boomers et d'agglomérer des milliers d'individus disposant d'intérêts communs. Comme une boule de neige grossissant au fur et à mesure de sa descente, la puissance combinée d'un très grand nombre de personnes attire chaque seconde davantage de membres. La colère s'ajoute à la colère, des rumeurs, des dépèches permettent au buzz de se nourrir, de croître.

A un certain stade critique le buzz s'autoalimente: un mème, c'est à dire un ensemble d'idées, est né. Formant une nuée de criquets, le mème devient une force irrésistible, broyant et dévorant tout sur son passage. Impossible à éviter, il contamine toute la société d'information, déborde comme une vague en furie sur les médias traditionnels et les éclabousse, forçant ces derniers à reconnaître son existence. S'y opposer c'est le nourrir davantage, au risque d'être écrasé par sa masse. Le concours de certains "quadras" du PS (comme Benoît Hamon), dégoûtés par la main-mise de leurs aînés sur l'appareil socialiste aura permis au FN, et notamment à Marine le Pen, de sortir ce mème du ghetto de droite nationale dans laquelle il avait pris naissance et de lui conférer une respectabilité aux yeux des médias traditionnels. Le mème a transcendé les clivages pour devenir universel.

Avec le pouvoir d'internet, c'est une authentique alternative démocratique qui s'offre aux Européens, une réappropriation de l'espace public, de la res publica. Il sera bientôt possible de faire et défaire les gouvernements par la puissance combinée des membres de la société civile. D'où la peur panique d'un Frédéric Mitterrand face au "lynchage" ou d'un Alain Finkielkraut face à la "haine populiste". Les élites consanguines, qui avaient perdu l'habitude de rendre des comptes au peuple, persuadées qu'elles étaient de jouir d'une quasi-impunité, qu'il existait une morale pour l'individu lambda et une pour les puissants, réapprennent à craindre la colère de la vile canaille.

mardi 22 septembre 2009

Tropicalisation de l'Europe

Pour comprendre les bouleversements sociétaux de notre civilisation contemporaine, il nous faut nous pencher sur l’occupation principale des humains durant les millénaires qui nous ont précédés. Appréhender ce qui a conditionné, sous l’effet de la sélection naturelle et artificielle, leur existence. Comprendre l’état initial de notre culture pour observer ce qui a changé depuis.

Durant la majeure partie de leur histoire civilisée, les hommes ont été agriculteurs, et c’est de l’agriculture que la quasi-totalité de la population mondiale vivait jusqu’au milieu du XXe siècle. Comparer les racines des sociétés passées c’est alors comparer les différents types d’agriculture, les lignes de fracture s’effectuant notamment entre les régions tropicales et tempérées.

Le fondement même de la civilisation, l’agriculture, diffère considérablement dans les régions tropicales et tempérées. Dans les régions chaudes et arrosées du globe, les sols fertiles et faciles à travailler sont principalement cultivés par les femmes. En Afrique par exemple, on estime que les femmes réalisent environ 80% du travail de la terre, un record mondial. La femme, base de la structure économique de la société africaine est plus ou moins indépendante économiquement. L’homme, quant à lui, a essentiellement une fonction protectrice (contre les agressions d’autres tribus), politique et reproductrice. Comme la femme dispose d’une relative autonomie économique, elle peut se passer de l’investissement amoureux et financier de son compagnon pour élever ses enfants. En conséquence, les couples ne sont pas liés par des relations monogames exclusives et peuvent se faire et se défaire avec une relative souplesse.


Cette autonomie économique des femmes favorise également la polygamie puisqu’il est proportionnellement bien moins coûteux pour un homme d’entretenir plusieurs femmes quand celles-ci nécessitent un investissement moindre. La notion de paternité même ne revêt pas une importance notable et le père se désintéresse bien vite de ses rejetons pour multiplier les conquêtes, laissant la femme qu’il a mise enceinte élever seule son enfant. Bien souvent l’homme le plus important pour un petit africain, celui avec lequel il tissera les liens se rapprochant le plus de la filiation, sera son oncle maternel, c'est-à-dire le mâle possédant le génome le plus proche du sien. Dans ces sociétés tropicales africaines, les géniteurs seront donc davantage choisis sur des critères à court terme indiquant un bon potentiel pour la reproduction que sur des critères liés à la qualité de leur investissement paternel à long terme.

La situation est radicalement différente sous les plus hautes latitudes de l’Europe. La base de la civilisation, l’agriculture part sur des prémisses tout autres. Les sols européens, stériles une grande partie de l’année, sont encombrés d’un réseau racinaire dense et doivent donc être labourés à la charrue ou à l’araire pour être cultivables sur une grande échelle. Ce travail, physiquement exténuant, est l’apanage des hommes, aidés par des animaux d’une grande force tels que les bœufs et chevaux. En Europe, contrairement à l’Afrique, les femmes sont économiquement dépendantes des hommes et doivent compter sur leurs compagnons pour survivre. De cette façon, les hommes dépensent beaucoup d’énergie pour s’occuper de leur femme, ils ne peuvent donc pas se permettre, à l’exception de ceux des classes supérieures, de multiplier les maitresses. La polygamie est tout simplement beaucoup plus coûteuse économiquement en Europe.



Plus qu’un « reproducteur », l’homme européen est, avant tout, un « pourvoyeur ». Les hommes seront donc choisis sur des critères tels que l’ardeur au travail, l’ingéniosité technique, et la fidélité. Le lien amoureux entre les époux est fort, à l’image de l’investissement des deux partenaires, l’homme monopolisant ses ressources durement acquises pour une seule femme, et la femme consacrant ses années de fertilité à mettre au monde et élever les enfants d’un seul homme. C’est un risque considérable pris par les deux parties, mais un risque payant à long terme. Le pire sort pour une femme européenne est de se retrouver fille-mère, abandonnée par son homme après la conception de leur enfant, puisque dans ce cas c’est la survie de la femme et de son enfant qui est en jeu. Le pire sort pour un homme européen est d’avoir investi tous ses efforts pour des enfants qui ne seraient pas les siens, ou de se retrouver sans travail pour entretenir sa famille. En conséquence, dans les sociétés européennes, l’adultère et les naissances hors mariage sont très sévèrement réprimés et la monogamie encouragée.

Mais voilà, cette forme d’organisation de la société européenne a progressivement évolué vers ce que j’appellerai une « tropicalisation ». En effet, la structure économique de nos sociétés et donc l’organisation sexuelle du travail ont subi des changements dramatiques au cours du XXe siècle. La mécanisation des tâches a rendu la force masculine presque inutile pour la très grande majorité des emplois des sociétés avancées. Amorcé dès la Première Guerre Mondiale, le travail salarié des femmes s’est d’abord implanté dans les usines avant de gagner l’espace du secteur tertiaire vers les années 60. La conversion des sociétés contemporaines au tertiaire a grandement accéléré les mutations en cours, la majorité des salariés effectuant un travail de bureau pour lequel les femmes sont aussi bien adaptées que les hommes, si ce n’est plus. Cruelle ironie de l’Histoire, les Européens en poussant leur génie scientifique et technique à son paroxysme ont favorisé sans le savoir l’avènement d’une société tropicalisée!

Bien que la femme européenne ait de tout temps travaillé, pour la première fois de son histoire et grâce au salariat, elle s’est trouvée en mesure de subvenir à ses propres besoins sans le soutien masculin. Les mesures socialistes et aides publiques aux mères célibataires, telles que « l’allocation au parent isolé » conséquences logiques des évolutions décrites ci-dessus, renforcent davantage cette tendance en réduisant les avantages de la monogamie pour les femmes. Si une femme est abandonnée par son compagnon, elle se trouve, contrairement aux siècles passés, en mesure d’élever ses enfants sans mettre en jeu leur survie commune. La notion de fille mère ne signifie de toute façon plus grand-chose en ce début de XXIe siècle. Les indicateurs sociaux sont d’ailleurs révélateurs de cette tendance à la tropicalisation de la société : croissance continue des naissances hors mariage (désormais majoritaires en France), disparition de la notion de paternité au profit de la « parentalité », abandon de la transmission patrilinéaire du nom de famille ou patronyme, augmentation du nombre de divorces, diminution de la durée moyenne du mariage, multiplication du nombre de partenaires sexuels, généralisation du concubinat, apparition des marquages corporels comme les piercings et tatouages. A l’image d’un nombre croissant de petits Français, les enfants sont de plus en plus élevés par leur mère divorcée/séparée/célibataire et leurs grands parents maternels, le père étant devenu facultatif.

Ces bouleversements macroéconomiques et sociétaux ont une influence considérable sur la mentalité de nos contemporains, modelant le moindre aspect leur existence, traçant de nouvelles lignes de conduite conformes à l’air du temps. Insidieusement, le « pourvoyeur » se trouve remplacé par le « reproducteur » comme idéal masculin. Le pourvoyeur est d’ailleurs de plus en plus ridiculisé sous la forme du nerd, l’ingénieur boutonneux qui ne trouve pas de copine parce qu’il dépense trop d’énergie dans son travail au détriment des activités plus « cool ». Ce n’est plus le chevalier, l’aviateur ou l’homme d’affaires, tous des archétypes du pourvoyeur européen, qui font rêver les filles, mais le chanteur, le footballeur, ou le « bogoss », archétypes du reproducteur africain. Chez le nouveau prince charmant, les qualités morales liées à l’investissement à long terme sont progressivement remplacées par des qualités physiques liées au potentiel reproducteur. L’accent est mis sur les muscles, la tchatche et la danse, trois qualités retrouvées chez le rappeur, nouvelle idole contemporaine. Le romantisme même, symbole de la relation monogame exclusive est désormais considéré comme ringard, même par les filles.

Cette mutation des processus de séduction s'est répercutée dans tous les aspects de la société. Ce n’est pas pour rien que les conservateurs et autres ligues de vertu se sont déchainés contre les déhanchements lascifs d’Elvis Presley et des chanteurs des années 1960, bien conscients que cela correspondait à une nouvelle forme de séduction, profondément étrangère à la mentalité européenne façonnée par les siècles précédents. Je vous laisse deviner de qui le King s’était inspiré pour ses pas de danse… Les danses d’ailleurs, se font désormais individuellement et avec des postures et déhanchés sexualisants, similaires à ceux retrouvés dans les danses de la fertilité africaine. Donc, si les petits mulâtres pullulent dans nos rues ce n’est pas parce que ces femmes européennes sont des trainées mais parce qu’elles se sont adaptées à l’époque contemporaine, qu’elles ont compris que même abandonnées par leur « bogoss » rencontré en boite de nuit, elles parviendront à élever leur rejeton sans trop de mal. Comme des Africaines, elles peuvent s’occuper seules de leurs enfants. Barack Obama et Yannick Noah sont en vérité davantage les fruits d’une époque en voie de tropicalisation que la conséquence de la seule xénophilie.

En fait, on pourrait avancer que si les sociétés européennes deviennent de plus en plus africaines au niveau ethnique, c’est parce qu’elles sont déjà profondément africaines au niveau culturel. Les deux types de sociétés, autrefois séparées par un gouffre civilisationnel, n’ont jamais été aussi proches qu’à notre époque. Pour conclure, lorsque le grand Louis-Ferdinand Céline écrivait que « la France court vers le Nègre » il ne faisait qu’illustrer le génie propre aux grands écrivains, ces hommes qui ont su percevoir par delà les épiphénomènes la quintessence de leur époque et la sublimer en art. En réalité, les Français ne courent pas vers le "Nègre", ils deviennent eux-mêmes des "Nègres".